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Conscience de Soi / Intention pure
 

LE MYSTÈRE DE L'ESPACE ENTRE ... LA FIN ET LE COMMENCEMENT
par
GREGG BRADEN

Extraits de Secrets of the Lost Mode of Prayer, Hay House Publishing, 2006
http://www.greggbraden.com/newsletter200603.html
 

"La Science ne peut pas résoudre le mystère suprême de la nature, parce que nous faisons partie du mystère que nous essayons de résoudre." Max Planck, père de la théorie quantique.

Il y a un pouvoir qui vit dans l'espace "entre", cet instant subtil où quelque chose finit et où ce qui suit ensuite n'a pas encore commencé.

De la naissance à la mort de galaxies, du commencement à la fin de carrières et de relations, et même dans la simplicité d'inspirs et d’expirs, la création est une histoire de commencements et de fins : des cycles qui commencent et se terminent, s’étendent et se contractent, vivent et meurent.

Indépendamment de l'échelle, entre "le commencement" et "la fin", il y a un moment dans le temps où ni l’un ni l’autre n'est entièrement arrivé. C’est de là que viennent la magie et les miracles! Dans l'instant " entre ", toutes les possibilités existent et aucune n'a été choisie. De cet endroit, on nous donne le pouvoir de guérir nos corps, de changer nos vies et d’apporter la paix au monde. Tous les événements originent de ce moment puissant et magique.

Le mystère et les possibilités de l'espace qui relie deux événements ont longtemps été honorés par la sagesse des traditions anciennes. Les traditions autochtones de l'Amérique du Nord, par exemple, précisent que deux fois par jour la terre entre précisément dans de tels royaumes mystiques. L’un de ces royaumes se situe immédiatement après que le soleil soit disparu au-dessous de l'horizon, et juste avant que l'obscurité de la nuit n’arrive. Le deuxième royaume se situe juste avant que le soleil réapparaisse à l’orée du ciel, après la période la plus sombre de la nuit.

Tous les deux se présentent au moment des crépuscules, ni complètement le jour, ni complètement la nuit. Les traditions suggèrent que c'est pendant cette période que se présente une ouverture par laquelle les vérités fondamentales peuvent être comprises, les guérisons profondes peuvent s’effectuer et les prières peuvent avoir leur plus grand pouvoir. Dans son livre A Separate Reality, l'anthropologue Carlos Casteneda a appelé cette ouverture "une fissure entre les mondes," qu’il décrit comme un accès aux royaumes invisibles des esprits, des démons et du pouvoir.

Les scientifiques modernes reconnaissent le pouvoir de ce lieu. Pour eux, cependant, il est moins question de jour, de nuit et de temps, mais plutôt de matière dont notre monde est fait. Du point de vue d'un scientifique, ce que nous voyons comme un monde solide autour de nous n’est surtout pas solide!

Quand un film projette une image qui se déplace sur l'écran devant nous, nous savons que l'histoire que nous voyons est une illusion. L’idylle et la tragédie qui stimulent nos sentiments sont en réalité le résultat de plusieurs photographies projetées très rapidement, l'une après l'autre, pour créer une histoire continue. Tandis que nos yeux voient les images une à une, notre cerveau les fusionne ensemble dans ce que nous perçevons comme un film ininterrompu.

Les physiciens quantiques suggèrent que notre monde fonctionne presque de la même façon. Par exemple, ce que nous voyons à la télévision comme le ‘toucher’ au football ou le triple-axel d'un patineur de fantaisie, en termes quantiques, c’est une série d’événements individuels qui arrivent très vite et à proximité les uns des aures. De la même façon que plusieurs images alignées ensemble rendent un film si réel, ainsi la vie se présente comme de courts et minuscules éclats de lumière appelés quanta. Les quanta de vie arrivent si rapidement que, à moins que notre cerveau ne soit formé pour fonctionner différemment (comme il le peut dans certaines formes de méditation), ils font simplement la moyenne des impulsions pour créer l'action continue que nous voyons à la télévision.

A travers cette explication simplifiée de la vie, nous trouvons aussi la clef de notre guérison. Pour qu’un éclat de lumière disparaisse avant que le suivant n’apparaisse, il doit, par définition, y avoir un moment entre les deux. Dans cet espace, pendant un bref instant, il existe un équilibre parfait où rien n'arrive - les événements qui ont mené à l'éclat sont complets et les nouveaux événements n'ont pas commencé. En cette endroit "d'aucune chose," tous les scénarios de vie / mort / souffrance / guérison / guerre / paix existent comme des possibilités et comme potentiel. C’est l’endroit où les sentiments et les prières deviennent des projets de vie.

Quelle est la clef ? Notre état émotionnel, pendant la prière, détermine la sorte de projet que nous créons. Sachant que le champ d’énergie est le reflet de nos croyances intérieures, nous devons trouver une façon de purifier notre blessure et notre colère avant de prier. En y réfléchissant, ceci fait du sens. Après tout, comment pourrions-nous espérer que l'Esprit de Dieu reflète la guérison et la paix si nous ressentons la peur et la blessure?

Parlant de quantum
Le Pouvoir de la Beauté, de la Bénédiction, de la Sagesse et de la blessure

Depuis les écritures anciennes des Gnostiques et des Esséniens, jusqu’aux traditions autochtones partout en Amérique, la blessure, la bénédiction et la beauté sont reconnues comme des clefs pour survivre à nos tests les plus importants. La prière est le langage qui nous permet d'appliquer les leçons de nos expériences aux situations qui se présentent dans nos vies.

Dans cette perspective, la "sagesse" et la "blessure" sont les deux extrêmes de la même expérience. Elles sont le commencement et l'achèvement du même cycle. La blessure est notre sentiment initial, notre réponse viscérale à la perte, à la déception ou à toute nouvelle qui heurte nos émotions. La sagesse est l'expression guérie de notre blessure. Nous transformons la blessure en sagesse en trouvant une nouvelle signification à nos expériences douloureuses. La bénédiction, la beauté et la prière constituent nos outils de changement.

Samuel Shoemaker, un visionnaire chrétien du 20ième siècle, a décrit le pouvoir de la prière pour créer le changement par une phrase poétique et peut-être trompeusement simple. " La prière ne peut pas changer les choses pour vous, mais elle vous change à coup sûr. " Alors que nous ne pouvons pas retourner dans le temps pour défaire la raison qui nous a blessé à l’origine, nous avons le pouvoir de changer ce que signifient pour nous la perte d'être aimés, le choc des promesses violées et les déceptions de la vie. Ce faisant, nous ouvrons la porte qui nous amène à la guérison des expériences qui nous ont le plus blessé.

Sans comprendre la relation entre la sagesse et la blessure, notre expérience de douleur peut sembler insensée, même cruelle et continue, comme si le cycle de douleur demeurait ouvert. Mais comment devons-nous faire pour nous épargner la blessure de la vie assez longtemps pour trouver la sagesse dans nos expériences? Quand nous sortons d'une perte, d’une confiance violée ou d’une trahison qui était impensable à peine quelques heures ou quelques moments auparavant, comment pouvons-nous trouver un refuge à nos émotions assez longtemps pour ressentir quelque chose autrement? C'est là où le pouvoir de la bénédiction intervient.

La bénédiction est la libération

La bénédiction est un secret ancien qui nous libère de la blessure de la vie assez longtemps pour la remplacer par un autre sentiment. Quand nous bénissons les gens ou les choses qui nous ont blessé, nous suspendons temporairement le cycle de la douleur. Que cette suspension dure une nanoseconde ou un jour entier, cela ne fait aucune différence. Peu importe la période de temps, pendant la bénédiction, une porte s'ouvre pour que nous commencions notre guérison et que nous poursuivions notre vie. La clef est que pendant quelque temps, nous sommes libérés de notre blessure assez longtemps pour faire place à quelque chose d’autre dans notre coeur et dans notre esprit. Ce quelque chose est le pouvoir de la beauté.

La beauté est le transformateur

Les traditions les plus anciennes et sacrées nous rappellent que la beauté existe dans toutes choses, indépendamment de la façon dont nous les interprétons dans nos vies quotidiennes. La beauté est déjà créée et toujours présente . Bien que nous puissions modifier notre environnement, créer de nouveaux rapports et nous déplacer vers de nouveaux lieux pour plaire à nos idées d'équilibre et d'harmonie toujours changeantes, les composantes qui entrent dans une telle beauté sont déjà là.

Au-delà d'une appréciation pour les choses qui sont simplement agréables à nos yeux, la beauté est décrite par les traditions de sagesse comme une expérience qui touche aussi nos coeurs, nos esprits et nos âmes. Par notre capacité de percevoir la beauté, même dans les moments les plus désagréables de la vie, nous pouvons nous élever au-delà de notre expérience assez longtemps pour donner une nouvelle signification à notre blessure. De cette façon, la beauté est une détente qui nous lance dans une nouvelle perspective. Même si elle semble inerte avant que nous ne lui donnions notre attention, la beauté se manifeste seulement quand nous l'invitons dans nos vies.

Notre mode de prière perdu

Vers la fin du 20ième siècle, les expériences ont confirmé que nous baignons dans un champ d'énergie qui nous relie tous aux événements de notre monde. Que le nom donné à ce champ varie de l’" hologramme quantique " à celui de l’" esprit de Dieu ", la recherche a montré que, par cette énergie, les croyances et les prières formulées à l’intérieur de nous, sont transportées dans le monde autour de nous. La science et la tradition ancienne suggèrent la même chose : nous devons incarner, dans nos vies, les conditions mêmes que nous voulons expérimenter dans notre monde. Ces enseignements portant sur le mode de prière perdu sont cachés dans certains des lieux les plus isolés de la terre.

Au printemps 1998, j'avais l'honneur d’accompagner un pèlerinage de 22 jours dans les monastères du Tibet central, cherchant la preuve d'une forme de prière ancienne et oubliée - le langage qui parle au champ d’énergie qui unit toutes les choses. Les moines et les nonnes qui vivent là ont partagé les enseignements sur une façon de prier qui a été en grande partie perdue en occident dans les textes bibliques de la première Église chrétienne au 4ième siècle. Préservé pendant des siècles dans les textes et les traditions de ceux qui vivent sur le toit du monde, ce mode de prière perdu n'a aucun mot ni expression extérieure. Il est uniquement basé sur le sentiment.

Il nous invite à nous sentir comme si notre prière avait déjà trouvé réponse, plutôt que de nous sentir impuissant et ayant besoin de demander l'aide d'une source plus élevée. Ces dernières années, les études ont montré que c’est surtout cette qualité de sentiment qui " parle " en fait au champ d’énergie qui nous relie à l’univers. Par les prières fondées sur le sentiment, nous avons le pouvoir de participer à la guérison de nos vies et de nos relations, aussi bien que de nos corps et de notre monde!

Document original traduit par Jean-Charles Guindon.